Revue Interdiciplinaire Luqman

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Louis Massignon et le shî'isme

Type de document : Original Article

Auteur
Résumé
Parmi ses 'percées sur l'Islam qui lui ont valu sa réputation de grand islamologue, Massignon a eu le mérite d'avoir pressenti la place majeure qu'a prise le shi'isme dans l'Islam et même dans le monde contemporain. Et pourtant la position de Massignon sur le shi'isme ne parait pas avoir été toujours bien comprise. Deux reproches contradic-toires lui ont été faits à cet égard: d'une part, il a été critiqué (par exemple par certains de ses anciens élèves comme Corbin) pour s'être montré trop respectueux de l'orthodoxie sunnite, avoir insuffisamment mis en valeur les pensées de philosophes aussi immenses qu'Avicenne et Ibn Arabi et, de façon générale avoir négligé le shi isme (un article du Monde avait, il y a quelques années, repris ce reproche); d'autre part, de nombreux orienta-listes pensent qu'il a porté un intérêt excessif, presque malsain à des aspects accessoires de l'Islam, aux sectes extrémistes, aux qarmates, nuşayris, ismaëliens, druzes, gnostiques, hermétistes etc... qui ne sont pas à proprement parler le shí'isme mais qui font partie de la grande famille shi'ite. Je voudrais essayer de montrer la place qu'a tenue le shi'isme dans son œuvre (à travers ses cours, ses publications), voire dans sa vie (il y a trouvé des thèmes de spiritualité qui correspondaient - sur certains points - à sa propre sensibilité religieuse). Mais nous devrons aussi nous efforcer de comprendre les raisons de la réticence fondamentale que, en dépit de toutes ces affinités spirituelles, Massignon avait, tout compte fait, pour le shí'isme.

Titre d’article Persian

لویی ماسینیون و تشیع

Auteur Persian

پیر روکالو
Résumé Persian

در میان «پیشرفت‌هایش در اسلام که برای او به عنوان یک اسلام‌شناس بزرگ شهرت به ارمغان آورد»، ماسینیون این امتیاز را داشت که جایگاه عمده‌ای را که شیعه در اسلام و حتی در جهان معاصر به دست آورده است، پیش‌بینی کرده بود. و با این حال، به نظر نمی‌رسد که موضع ماسینیون در مورد تشیع همیشه به خوبی درک شده باشد. در این زمینه دو انتقاد متناقض از او مطرح شده است: از یک سو، او (مثلاً توسط برخی از شاگردان سابقش مانند کربن) به دلیل احترام بیش از حد به سنت سنی، به دلیل برجسته نکردن کافی افکار فیلسوفان بزرگی مانند ابن سینا و ابن عربی و به طور کلی، به دلیل غفلت از تشیع مورد انتقاد قرار گرفته است (چند سال پیش، مقاله‌ای در لوموند به این انتقاد پرداخته بود)؛ از سوی دیگر، بسیاری از شرق‌شناسان معتقدند که او علاقه‌ای بیش از حد و تقریباً ناسالم به جنبه‌های فرعی اسلام، به فرقه‌های افراطی، قرمطیان، نصیریان، اسماعیلیان، دروزیان، گنوسی‌ها، هرمسی‌ها و غیره... که به معنای دقیق کلمه شیعه نیستند اما بخشی از خانواده بزرگتر شیعه هستند، نشان داده است. می‌خواهم جایگاه تشیع را در آثار او (از طریق سخنرانی‌ها، انتشاراتش) و حتی در زندگی‌اش (که در آن مضامینی از معنویت یافت که با [متن اصلی] مرتبط بود) در برخی نکات - به حساسیت مذهبی خودش) نشان دهم. اما ما همچنین باید تلاش کنیم تا دلایل سکوت اساسی ماسینیون، با وجود همه این قرابت‌های معنوی، نسبت به تشیع را درک کنیم.