Revue Interdiciplinaire Luqman

Revue Interdiciplinaire Luqman

Voile et dévoilement dans Yūsof-o Zoleykhā de Jāmī

Type de document : Original Article

Auteur
C. N. R. S, Paris
Résumé
Du vêtement déchiré... au déchirement du Voile..., au dévoilement de l'âme, ainsi pourrait-on aussi intituler cette lecture du roman de Jämi. Oeuvre de haute maturité, elle est achevée en 1484, l'année qui précède "la neuvième décade du neuvième siècle", comme le note à la fin Jämi, sensible à tous les signes, à tous les symboles. L'auteur est profondément, personnellement impliqué dans la narration de cette histoire. Dans son avant-dernier chapitre (ch. 73), il s'adresse à lui-même et il se peint lui-même: il s'achemine vers la fin de sa vie, il est fatigué, sa main tremble, ses cheveux blancs font autour de sa tête une lumière qui dis-sipe «les ténèbres de la cécité intellectuelles, ses derniers jours sont illuminés par l'expérience de la vieillesse». Il se convie au silence, à la cessation des désirs, au renoncement volontaire à toutes les prérogatives du moi, fût-ce même à la création de son œuvre qu'il sait excellente, inspirée, belle et bienfaisante. A soixante-sept ans, il a un fils de sept ans (ch. 72), une jeune épouse. On sent un homme aguerri à la discipline spirituelle, adepte de la pauvreté volontaire, ayant une grande dévotion à son maître spirituel, Khajeh Obeïdullah, un soufi Naqshbandi (ch. 9).

Titre d’article Persian

حجاب و کشف حجاب در یوسف و زلیخای جامی

Auteur Persian

کلود-کلر کاپلر
C. N. R. S, Paris
Résumé Persian

از جامه پاره... تا دریدن حجاب...، تا آشکار شدن روح، این می‌تواند عنوان این خوانش از رمان جامی نیز باشد. این اثر، اثری با پختگی بالا، در سال ۱۴۸۴، یک سال پیش از «دهه نهم قرن نهم» به پایان رسید، همانطور که جامی، با حساسیت به همه نشانه‌ها و نمادها، در پایان اشاره می‌کند. نویسنده عمیقاً و شخصاً درگیر روایت این داستان است. در فصل ماقبل آخر (فصل ۷۳)، او به خودش می‌پردازد و تصویری از خودش ترسیم می‌کند: او همچنان که به پایان عمرش نزدیک می‌شود، خسته است، دستش می‌لرزد، موهای سفیدش نوری بر سرش می‌افکند که «تاریکی کوری فکری» را می‌زداید؛ روزهای پایانی عمرش با تجربه پیری روشن می‌شود. او سکوت، قطع آرزوها و چشم‌پوشی داوطلبانه از تمام امتیازات نفس، حتی خلق اثرش را که آن را عالی، الهام‌بخش، زیبا و خیرخواهانه می‌داند، در آغوش می‌گیرد. در شصت و هفت سالگی، یک پسر هفت ساله (فصل ۷۲) و یک همسر جوان دارد. می‌توان مردی را غرق در انضباط معنوی، پیرو فقر داوطلبانه و عمیقاً فداکار به مرشد معنوی‌اش، خواجه عبیدالله، یک صوفی نقشبندی (فصل ۹) حس کرد.