Revue Interdiciplinaire Luqman

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Les problèmes rencontrés par les enseignants de français en Iran

Type de document : Original Article

Auteur
Résumé
Il me faut tout d'abord féliciter M. Fouladvand et ses collaborateurs d'avoir pu organiser un tel colloque. Je suis confuse de prendre la parole devant une telle assemblée de professeurs, d'érudits et de spécialistes, tous bien plus qualifiés que moi... Toutefois je suis heureuse de pouvoir aborder un sujet qui me tient à cœur depuis des années, à savoir: les problèmes rencontrés par les enseignants de français en Iran. Quand je suis arrivée en Iran, il y a quelque trente ans, ne sachant pas un mot de persan, je n'ai pas eu de véritables problèmes pour me faire comprendre; beaucoup de commer-çants, de fonctionnaires, de médecins parlaient français et spontanément cherchaient à m'aider... mais déjà tous les jeunes (ou presque) étudiaient l'anglais au lycée. De rares écoles enseignaient encore le français, quelques-unes dès la maternelle. A Téhéran, les familles bien pensantes d'un certain niveau social confiaient leurs filles à l'école Jeanne d'Arc, surtout pour l'éducation que leur dispensaient les sœurs plus peut-être que pour le français qu'on y enseignait! L'école Saint-Louis (pour les garçons) était nettement moins recherchée. Quand le lycée Rāzī ouvrit ses portes aux jeunes de 3 à 18 ans, il fut fréquenté par les enfants du Tout-Téhéran, snobisme obligeant!

Titre d’article Persian

مشکلات معلمان زبان فرانسه در ایران

Auteur Persian

گیلبرت فاطمی
Résumé Persian

اول از همه، باید به آقای فولادوند و همکارانش برای برگزاری چنین کنفرانسی تبریک بگویم. از اینکه در چنین جمعی از اساتید، محققان و متخصصان، که همگی بسیار شایسته‌تر از من هستند، صحبت می‌کنم، خجالت می‌کشم... با این حال، خوشحالم که می‌توانم به موضوعی بپردازم که سال‌هاست به آن علاقه دارم، یعنی: مشکلاتی که معلمان زبان فرانسه در ایران با آن مواجه هستند. وقتی حدود سی سال پیش به ایران رسیدم، در حالی که حتی یک کلمه فارسی نمی‌دانستم، هیچ مشکل واقعی برای فهمیدن حرف‌هایم نداشتم؛ بسیاری از مغازه‌داران، کارمندان دولت و پزشکان فرانسوی صحبت می‌کردند و خودجوش سعی می‌کردند به من کمک کنند... اما تقریباً همه جوانان در دبیرستان انگلیسی می‌خواندند. چند مدرسه هنوز فرانسوی تدریس می‌کردند، برخی حتی از مهدکودک. در تهران، خانواده‌های محترمی که از جایگاه اجتماعی خاصی برخوردار بودند، دختران خود را به مدرسه ژاندارک می‌سپردند، در درجه اول برای آموزش‌هایی که توسط راهبه‌ها ارائه می‌شد، شاید بیشتر از آموزش فرانسوی‌هایی که در آنجا تدریس می‌شد! مدرسه سن لویی (برای پسران) به طور قابل توجهی کمتر مورد توجه قرار گرفت. وقتی دبیرستان رازی درهای خود را به روی جوانان ۳ تا ۱۸ ساله گشود، بچه‌های نخبه‌ی تهران، تکبر و خودبزرگ‌بینی لازم است!