Revue Interdiciplinaire Luqman

Revue Interdiciplinaire Luqman

Un siècle de présence iranienne dans le récit français 1872-1963 (Des Nouvelles Asiatiques au Fou d'Elsa)

Type de document : Original Article

Auteur
Résumé
Tard, à partir seulement de la seconde moitié du XIXe siècle", l'Iran apparaît à l'horizon de la littérature française comme une sorte d'espace d'écriture. C'est à Nerval que l'on doit cette découverte, non encore reconnue jusqu'à ce jour, diffuse dans le Voyage en Orient (où l'Iran apparait comme l'une des destina-tions du pèlerin d'Orient, et peut-être même comme le sens qu'il convient de donner à ce mot, celui d'une spiritualité), réaffirmée dans le texte ultime, majeur, de toute l'œuvre, Aurélia, à travers l'insertion dans le texte des trois noms sacrés du shī'ísme, Allah!, Mohammad!, 'Ali!. A cela fait écho, au début du XX siècle, la formulation, plus précise, de M. Barrès qui écrit dans ses Cahiers, en 1907: "J'ai toujours eu le goût et le désir des chose persanes. Pendant des années, je n'ai pu lire le nom de Kerbela ou le nom des Alides sans être ému d'amour. (..) Il me faudrait leur théologie et surtout leur mystique". On n'est pas surpris alors de lire dans la première page de son récit de voyage au Levant la réaffirmation de son désir: "Il est curieux que je n'aie jamais pu satisfaire l'attrait qui m'appelle depuis toujours vers Bagdad et Chiraz! Quelque chose m'apparente aux Persans, qui sont les plus intellectuels des artistes; j'ai passé d'innombrables moments avec leurs poètes; j'ai vécu de ce que m'avaient apporté de leur horizon deux, trois amitiés précieuses; j'ai cultivé cette nostalgie, mais nos habitudes et mille exigences nous attachent plus solidement que la corde au piquet". On décèle donc, du moins dans ce laps de temps, qui est celui où se dessinent les idées de la modernité, une nette aspiration à découvrir l'Iran, à donc connaître l'Iran, peut-être parallèlement à ce qui se passe sur le terrain de l'archéologie avec l'œuvre des Dieulafoy, ou comme si la question posée par Montesquieu, en 1721, demeurait perti-nente, ou comme si elle s'insérait naturellement dans la réflexion des intellectuels français.

Titre d’article Persian

یک قرن حضور ایران در روایت فرانسوی ۱۸۷۲-۱۹۶۳ (از داستان‌های کوتاه آسیایی تا دلقک السا)

Auteur Persian

ژاک هور
Résumé Persian

دیر، تنها از نیمه دوم قرن نوزدهم»، ایران در افق ادبیات فرانسه به عنوان نوعی فضا برای نوشتن ظاهر شد. این کشف را که تاکنون شناخته نشده بود، مدیون نروال هستیم، کشفی که در سفر به شرق (جایی که ایران به عنوان یکی از مقاصد زائر شرق و شاید حتی به عنوان معنایی که باید به این کلمه داده شود، یعنی معنای معنویت، منتشر شد) منتشر شد و در متن اصلی و نهایی همه آثار، اورلیا، از طریق درج سه نام مقدس تشیع، الله!، محمد!، علی! در متن، دوباره تأیید شد. در آغاز قرن بیستم، فرمول دقیق‌تر آقای بارس که در سال ۱۹۰۷ در دفتر خاطرات خود می‌نویسد، در این مورد منعکس می‌شود: «من همیشه به چیزهای ایرانی علاقه و تمایل داشته‌ام. سال‌ها نمی‌توانستم نام کربلا یا نام ... را بخوانم. «از علویان بدون اینکه تحت تأثیر عشق قرار بگیرم. (...) به الهیات و بالاتر از همه عرفان آنها نیاز خواهم داشت.» بنابراین، تعجب نمی‌کنیم که در صفحه اول سفرنامه‌اش به شام، تأیید مجدد این تمایل او را می‌خوانیم: «عجیب است که هرگز نتوانسته‌ام جاذبه‌ای را که همیشه مرا به سمت بغداد و شیراز فرا خوانده است، ارضا کنم! چیزی مرا به ایرانیان، که روشنفکرترین هنرمندان هستند، متصل می‌کند؛ من لحظات بی‌شماری را با شاعران آنها گذرانده‌ام؛ من از آنچه دو یا سه دوستی گرانبها از افق آنها برایم به ارمغان آورده بود، زندگی کرده‌ام؛ من این نوستالژی را پرورش داده‌ام، اما عادات و هزاران خواسته ما، ما را محکم‌تر از طناب به یک تیرک متصل می‌کند.» بنابراین، می‌توانیم حداقل در این دوره، که دوره‌ای است که ایده‌های مدرنیته در آن شکل می‌گیرند، اشتیاق آشکاری برای کشف ایران، برای شناخت ایران، شاید به موازات آنچه در حوزه باستان‌شناسی با آثار دیولافواها در حال وقوع است، یا گویی پرسشی که مونتسکیو در سال ۱۷۲۱ مطرح کرد، همچنان مطرح است، یا گویی به طور طبیعی در اندیشه روشنفکران فرانسوی جای می‌گیرد، تشخیص دهیم.